07.06.2007

Sous vos applaudissements…

..Et la demande générale :

 

Risotto !!

 

D’un coté c’est un peu con de me griller une de mes trois recettes que j’ai dans ma tête…

Je pourrai me creuser le ciboulot pour faire une note sur un autre sujet, mais d’un autre côté entre devoir réfléchir un peu, et pas du tout…

Et surtout puisque ce soir j’en fais un, ni une ni deux, ce sera ma note d’aujourd’hui…

Avant je voudrai préciser que j’avais jamais mangé de risotto avant de venir sur Nice (je savais pas ce que c’était).

Par curiosité j’ai testé dans plusieurs  restaurants, histoire de voir à peu près à quoi ça ressemblait (La première fois, on m’a servi un truc tout sec qui ressemblait à de la paella blanche…) et surtout j’ai essayé de retenir la texture du risotto qui me plaisait, et que les convives autour de moi semblaient juger être du vrai risotto –un truc à savoir, je fais jamais goûter dans mon assiette…ce qui y tombe m’appartient,et je défend férocement mes proies- sauf si c’est pas bon-.

Ingrédients pour 2/3 personnes -Pour le moment seuls Monsieur P. et Mlle S. ont eu le droit d’y goûter  (je fais comme les scientifiques avec les armes bactériologiques, je teste sur des sujets isolés avant d’étendre mes expériences à la planète entière…)

- 250 g de riz à risotto (moi j’ai acheté du Carnaroli)

- 1 gros oignon

- ¾ de litre de bouillon (de n’importe quoi, moi j’utilise les cubes qui traînent dans la porte du frigo, un cube max. suffit. Pour le moment j’ai essayé aux légumes et au poulet)

- du parmesan frais râpé (pitié arrêtez d’acheter du parmesan râpé –qu’on trouve d’ailleurs dans toutes les pizzerias parisiennes- c’est de la croûte de fromage et ça sent le vomi sur les plats chauds)

- huile d'olive

- 1 verre de vin (le vin qui sera servi à table, j’ai testé au vin blanc et au vin rouge, ça le fait. Je dirai quand j’aurai testé le rosé)

1. Emincer l'oignon  (moi c’est finement) et le faire fondre dans de l’huile d’olive dans une casserole.

2. Ajouter le riz, et le faire revenir jusqu’à ce qu’il devienne presque transparent.

3. Tout en remuant, verser le verre de vin blanc (ce soir c’est vin blanc) et remuer jusqu’à l’absorption presque totale.

Important : avec une spatule en bois.

4. Mouiller le riz avec le bouillon (perso trois, quatre louchées à chaque fois), progressivement, et ça, sans pratiquement jamais cesser de remuer pour éviter que ça colle.

Rajouter à chaque fois que ça a l’air de manquer de liquide.

5. Au bout de 15/20 min environ, le bras n’en peut plus. Normalement le riz, lui, à une texture crémeuse mais les grains ne collent pas entre eux (c’est là que l’observation des risotti qui vous ont plut se révèle salvateur).

6. Rajouter, hors du feu, deux cuillerées à soupe de parmesan (+ poivre, sel, etc.…), mélanger.

7. Là, normalement c’est prêt à être mangé.

 

Et nous avons mangé.

 

 

J'en ai trop fait.... 

Je vous dirai comment on recycle tout ça en boulettes de risotto à la mozarella pour l'apéro du lendemain.

 

06.06.2007

Desperate housewife

Comme je suis en panne d’idées, et que de toute façon un jour ou l’autre j’en aurai parlé, autant le dire maintenant : je suis une feignasse. C’est pas que j’éprouve une joie particulière à le confesser, mais, parfois, comme ce soir (23h04), je vois clair en moi.

Monsieur P. pourrait ajouter que ça fait longtemps, lui, sur ce point, qu’il voit clair en moi.

Mais comme là, je suis dans mon domaine, et autant dire en plein processus thérapeutique –quasi-, et que c’est soi-même qui doit mettre les mots sur ses maux ; s’il veut dire du mal de moi, qu’il s’ouvre un blog  à lui et qu’il sorte de ma tête si c’est pour critiquer.merci.

Bon.

Alors, disais-je, est-ce que c’est parce que l’on est d’une nature, dirons-nous, indolente ; plus encline à s’enrouler lascivement nue sous un ciel mordoré dans de riches soieries rouges au milieu d’une meute de noirs félins ensommeillés, toute la journée, en écoutant de la musique orientale, que l’on est incapable de tenir un ménage ? Je vous le demande…

Moi, il m’arrive de faire la cuisine...

Par exemple, car oui, j’ai un exemple, j'ai appris -tout seul- à faire de la Panacotta .

Comme j’habite à Nice et que la première fois que j’en ai mangé c’était chez une femme originaire de la région…J’ai supposé que c’était Italien (vous me suivez ?).

Un peu comme le Tiramisu que j’ai longtemps cru japonais mais qu’en fait non, au moins la Panacotta, à l’oreille, on se doute d’où ça vient,d’ailleurs sur Wikipédia,  ils connaissent pas alors va falloir me croire sur parole...

Donc je vous montre :

Pour 4 personnes.

75 cl de crème liquide ( Ou moitié crème liquide moitié lait entier  si ça vous rassure de faire plus léger)
60 g de sucre glace (moi je sucre au feeling j’en mets moins)

1 gousse de vanille
2 feuilles de gélatine (ou de l’agar-agar, la gélatine étant d’origine animale et contenant du porc, mais débrouillez-vous pour les proportions j’ai jamais utilisé encore)

1 . Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l’eau froide.

Verser la crème liquide, le sucre, la gousse de vanille fendue dans sa longueur dans unecasserolle, et porter à presqu’ébullition à feu doux, en remuant de temps en temps.

2 . Hors du feu,gratter l’interieur de la gousse et mélanger les grains à la préparation, y ajouter la gélatine essorée et la dissoudre en remuant.
Laisser un peu refroidir (10/15 mn).

3 . Verser la panacotta dans des ramequins et mettre au frais pour la nuit (4 à 6h minimum),
(jusqu'à ce que la préparation soit prise)

4 . Démouler en trempant les ramequins dans l'eau chaude au préalable, brievement, sinon ça reliquéfie la crème (bon courage).
-moi,ça, je fais pas-

5. Accompagner de ce qu'on veut mais surtout un truc semi-liquide au fruit genre coulis de framboise ou purée de pêches,de brugnons etc...(l’ acidulé accompagne et contraste bien avec la vanille, ou alors avec du chocolat noir non sucré fondu, c‘est bien aussi)

C'est fait !!! pof pof pof ça prend 10 mn , c’est bon et c’est pratiquement inratable …

Voilà comment je réussi à détourner l’attention quand Monsieur P. s’interroge sur mon utilité dans son cadre de vie.

P.S. : Je sais aussi faire du Tiramisu et, là, c’est encore plus récent, du Risotto (je m’épate sur ce coup là d’habitude je fais que du sucré).